Entre obscurité et lumière : l'art du sténopé

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  • Date

    Entre obscurité et lumière : l'art du sténopé

    358 dates, du 1 septembre 2026 au 9 juillet 2027

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  • Archives départementales d'Eure-et-Loir

    3, rue Philarète Chasles 28300 Mainvilliers, Eure-et-Loir, Centre-Val de Loire, France

© Arch. Dép. Eure-et-Loir

Cet atelier pédagogique propose une initiation à l’histoire de la photographie à travers la découverte et la pratique du sténopé, un dispositif optique simple à l’origine des appareils photographiques. En reliant expérimentations pratiques et repères historiques, il permet aux élèves de comprendre comment les images se forment et comment les sociétés ont progressivement appris à les fixer.
L’atelier s’inscrit dans une perspective d’éducation à l’image et aux sciences, en croisant histoire, observation et expérimentation. Il met en évidence que la photographie, aujourd’hui immédiate et numérique, est le fruit d’une longue évolution. Dès l’Antiquité, des savants comme Aristote observent le phénomène de projection d’images à travers un petit trou. Ce principe est approfondi au Moyen Âge par Ibn al-Haytham, puis à la Renaissance par Léonard de Vinci, qui compare l’œil humain à une chambre noire. Ces recherches aboutissent progressivement à la camera obscura, utilisée par les artistes et les scientifiques, avant de conduire au XIXe siècle à la fixation des premières images par Nicéphore Niépce.
Le sténopé constitue ainsi un excellent support pédagogique : par sa simplicité, il rend visible un phénomène scientifique complexe — la propagation rectiligne de la lumière et la formation d’une image inversée. Il permet aux élèves de passer d’une compréhension abstraite à une expérience concrète.
L’atelier se déroule en plusieurs étapes structurées. Dans un premier temps, les médiatrices préparent le dispositif : une boîte hermétique à la lumière, percée d’un minuscule trou et contenant un papier photosensible. Les élèves prennent ensuite part à la mise en scène de la photographie : répartis en 2 groupes, ils imaginent une composition, se positionnent devant l’appareil et choisissent l’angle de prise de vue.
La phase de prise de vue constitue un moment clé. Les élèves retirent le cache du sténopé pour laisser entrer la lumière pendant un temps plus ou moins long selon les conditions (de quelques dizaines de secondes à plusieurs minutes). Cette temporalité, très différente de la photographie instantanée, les amène à réfléchir aux conditions de fabrication d’une image.
Le développement des photographies, réalisé par les médiatrices dans l’obscurité, introduit les élèves à une autre étape essentielle du procédé photographique : la révélation de l’image. Pendant ce temps, une activité complémentaire leur permet d’approfondir la dimension historique, notamment à travers l’étude d’un document : la lettre de Nicéphore Niépce dans laquelle il annonce avoir réussi à fixer une image en 1824.
L’intérêt pédagogique de l’atelier est multiple. Il développe l’observation, la curiosité scientifique et la compréhension des phénomènes lumineux. Il favorise également l’implication des élèves grâce à la manipulation et à l’expérimentation.
En combinant histoire des sciences et démarche expérimentale, cet atelier offre une approche concrète et accessible de la naissance de la photographie. Il permet aux élèves de prendre conscience que toute image résulte d’un processus technique et intellectuel, et qu’elle s’inscrit dans une histoire longue où se rencontrent observation du monde, innovation et création.

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Informations

Limité à une classe (+/- 24 élèves)

Archives départementales d'Eure-et-Loir

Arch. Dép. Eure-et-Loir, Jean-Yves Populu
  • Localisation

    3, rue Philarète Chasles 28300 Mainvilliers, Eure-et-Loir, Centre-Val de Loire, France

  • Accès

    Proximité immédiate des gares routières et ferroviaires. Parking à disposition du public.

  • Site internet

    https://archives28.fr/

  • Téléphone

    02 37 88 82 20

  • À propos

    Les Archives départementales ont pour mission de contrôler, collecter, classer, conserver et communiquer les documents produits ou reçus par les administrations, mais aussi par des organismes privés ou des particuliers, afin de garantir des droits, répondre à des besoins de gestion et préserver la mémoire collective, indépendamment de la forme, de la date ou du support des documents. Elles rassemblent ainsi des ensembles variés allant des archives publiques de l’Ancien régime à nos jours en passant par les registres d’état civil, les fonds des notaires et de justice, ou encore ceux de communes ou d’hôpitaux. Elles conservent aussi de nombreux fonds privés (familles, entreprises, associations personnalités…) ainsi qu’une riche collection de documents iconographiques, contribuant à enrichir la connaissance de l’histoire du département. Par ailleurs, outre l’accueil du public en salle de lecture pour consultation des documents, les Archives départementales proposent de nombreuses activités culturelles et pédagogiques destinées à mettre en valeur ses fonds (expositions, pôle éducatif…).

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