Le Bicentenaire de la Photographie
200 ans de photographie : célébrons les regards
En 2026, la photographie fête ses 200 ans.
Des premières images fixées durablement au début du XIXᵉ siècle, près de Chalon-sur-Saône, aux pratiques les plus contemporaines, la photographie a façonné notre manière de voir le monde, d’enregistrer les événements, de transmettre des récits, des émotions et des idées.
À cette occasion, le ministère de la Culture lance une grande célébration populaire et festive qui mettra à l’honneur la création ancienne et contemporaine, les collections publiques nationales et territoriales, l’édition photographique, du 1er septembre 2026 au 30 septembre 2027, en France métropolitaine, dans les territoires ultramarins et dans plus de trente pays dans le monde.
Une célébration de la photographie
Le Bicentenaire de la Photographie mettra en lumière la photographie sous toutes ses formes, et toutes ses écritures, de la création ancienne à celle contemporaine, du patrimoine à l’édition photographique. Cette célébration est l’occasion d’explorer l’histoire de la photographie, ses processus créatifs, ses usages sociaux, à la croisée de toutes les disciplines et des médiums, de l’invention de Niépce aux images numériques en passant par les transformations liées à l’IA. Le Bicentenaire de la Photographie rend aussi hommage et fait connaître plus largement l’ensemble des métiers de la photographie et de la culture, dont les photographes, les tireurs, les encadreurs, les éditeurs, les imprimeurs, etc.
Sur l’ensemble du territoire, et au-delà de nos frontières, de nombreux événements seront proposés : expositions, festivals, rencontres, conférences, ateliers éducatifs, publications, podcasts, projets audiovisuels, etc.
Retrouvez la programmation complète dès le mois de juin 2026 !
Une célébration collective mise en œuvre par de très nombreux acteurs
Le ministère de la Culture a invité tous les acteurs culturels et d’enseignement, à s’emparer de ce moment unique et à proposer des projets inédits.
Un appel à projets pour la labellisation « Bicentenaire de la Photographie » a permis d’identifier les manifestations initiées dans l’esprit du Bicentenaire – diversifiées, participatives et ouvertes à tous les publics.
Votre événement a été labellisé ? Rendez-vous sur l’espace organisateurs pour l’enregistrer dans la programmation officielle.
Un comité scientifique pour penser l’histoire et les enjeux de la photographie
Pour guider la réflexion autour de cette grande célébration, un comité scientifique et artistique a été constitué. Présidé par Dominique de Font-Réaulx, historienne de l'art spécialiste du XIXe siècle et de la photographie, conservatrice générale au musée du Louvre, Présidente du Point du Jour, Centre de photographie à Cherbourg-en-Cotentin, rédactrice en chef de la revue Histoire de l’art, le comité rassemble des experts reconnus du domaine :
- Éléonore Challine est maîtresse de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de l’histoire sociale et culturelle des photographes, membre junior de l'Institut universitaire de France, trésorière de la Société française de photographie et rédactrice en chef de la revue Photographica.
- Alexia Fabre est conservatrice en chef du patrimoine et Directrice déléguée du Centre Pompidou Francilien - fabrique de l’art.
- Michel Poivert est historien de la photographie, Professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, commissaire d'exposition, président du projet de préfiguration du Collège International de la Photographie et auteur de nombreuses publications, notamment l’ouvrage 50 ans de photographie française : de 1970 à nos jours (Ed. Textuel, 2019) ;
- Pierre Singaravélou est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre sénior de l'Institut Universitaire de France. Directeur des éditions de la Sorbonne (2015-2019) et du Centre d’histoire de l’Asie contemporaine (2015-2026), puis Global Professor au King's College de Londres (2019-2023), il a publié une vingtaine d'ouvrages sur l’histoire de la colonisation et de la mondialisation du 19ème au 21ème siècle. S’intéressant à l’écriture et à l’épistémologie de l’histoire dite mondiale, il collabore activement avec les musées français et étrangers.
- Antonio Somaini est professeur de théorie du cinéma, des médias et de la culture visuelle à l’Université Sorbonne Nouvelle et Membre Senior de l'Institut Universitaire de France (IUF). Il a été professeur invité aux universités de Harvard et Yale. Ses recherches concernent l’impact de l’intelligence artificielle sur les images, la culture visuelle, l'art contemporain, le cinéma et la photographie. Il a été le commissaire général de l'exposition Le monde selon l'IA au Jeu de Paume en 2025.
Les enjeux du Bicentenaire par le Comité scientifique
Un texte manifeste, rédigé par le Comité scientifique éclaire les enjeux historiques, esthétiques et philosophiques de la photographie : de ses origines à sa place actuelle au cœur des pratiques culturelles, sociales et techniques.
Le manifeste propose quatre axes pour penser la photographie :
- la photographie écrit notre histoire commune depuis 200 ans, une histoire publique et intime, partagée et singulière ;
- elle a bouleversé notre rapport au réel, fondé sur une utopie d’exactitude, et jouant sur le double effet de la présence au réel et de sa distorsion ;
- la photographie, qui se réinvente en permanence, n’a cessé de se dans les usages artistiques, scientifiques, sociaux, politiques et éducatifs ;
- la photographie est tournée vers l’ailleurs, le lointain géographique comme l’infiniment petit ou l’infiniment grand.
Extrait du manifeste du Bicentenaire de la Photographie
Cette invention, où se mêlaient volonté d’exploration et magie de la lumière, a révolutionné notre monde, en modifiant profondément l’esprit et la nature de ses représentations, en induisant un rapport au réel neuf.
La photographie se fonda sur une utopie, celle de croire qu’il était possible de réduire la distance entre le réel et sa reproduction, celle de laisser penser que l’objet et son image photographique pouvaient se confondre.
Bien qu’irréalisée, l’utopie qui a présidé à inventer la photographie, parut tellement séduisante qu’elle ne tarda pas à se transformer en une idée reçue commune, toujours en vigueur aujourd’hui en dépit de la prolifération des photographies produites par IA, celle d’une objectivité absolue de l’image photographique.
Ce pas de deux, toujours renouvelé, entre utopie et idée reçue, a permis, très tôt, à la photographie et à ses acteurs, de développer une créativité singulière, jouant du double effet de la présence du réel et de sa distorsion.
La fécondité esthétique de l’invention de Niépce est devenue, très vite, dès le milieu du XIXe siècle, incommensurable. La photographie n’a cessé de se recréer, de se développer, de se forger, de se réinventer, dans ses usages artistiques, scientifiques, sociaux, politiques, éducatifs, au cours des deux derniers siècles, sur tous les continents. Les images photographiques sont devenues des éléments majeurs de la connaissance et de la diffusion des informations, dans les livres, dans la presse, dans les médias.
Le comité scientifique est présidé par Dominique de Font-Réaulx, historienne de l'art spécialiste du XIXe siècle et de la photographie, et conservatrice générale au musée du Louvre, et composé d’historiens et experts reconnus de la photographie et des arts : Eléonore Challine, Alexia Fabre, Michel Poivert, Pierre Singaravélou et Antonio Somaini.
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